Maelig

15 janvier 2012

Le travail

Mon dernier message est déjà un peu ancien... Le temps passe si vite. Depuis un mois et demi, j'ai trouvé un emploi. Un curieux emploi, au sein d'un cabinet d'avocats mais pas comme avocate. Je suis juriste, sous un statut un peu hors normes : auto-entrepreneur.

Cette situation ne me déplaît pas. Je m'acquitte de moins de charges et je garde une liberté que je n'aurai plus en qualité de collaboratrice. Pour mon employeur, la situation est également avantageuse : je suis plus flexible, je suis en éternelle période d'essai, je ne suis pas soumise au droit du travail ni au contrôle de l'Ordre des avocats.

Comme ce n'est pas un cabinet où j'aurai plaidé de toute façon, si j'y avais été collaboratrice, mes fonctions sont équivalentes. Je ne dirai pas tout à fait identique car je me sens un peu moins surchargée de travail que les collaborateurs, mais équivalentes. Et je me sens plus juriste qu'avocate, donc autant être juriste.

Même si je suis en éternelle période d'essai, j'ai passé un "entretien d'évaluation" plus ou moins informel, où on m'a fait savoir que mon travail était satisfaisant et que nous allions continuer ensemble. Je cours dorénavant moins de risques d'être renvoyée du jour au lendemain car j'ai conscience que l'on a besoin de moi.

J'apprends... Juridiquement, ce n'est pas un travail varié, mais pour le moment, je n'en ai pas encore fait le tour (heureusement). Je me dis qu'au moins, lorsque je le quitterai, je connaîtrai bien certaines notions. C'est surtout un cabinet formateur au niveau procédural, car il y a un grand travail de gestion des dossiers qui permet de bien maîtriser la procédure. Je m'intéresse aussi au droit des affaires, de la consommation, mais toujours un peu aux mêmes notions. Et je dois faire preuve d'analyse, ce qui est plutôt mon point fort, donc ça va.

J'apprends surtout au niveau extra-juridique : gestion des dossiers, organisation. La structure tourne très vite et en très large sous-effectif, il faut courir partout et tout le temps. Comme vous le savez peut-être déjà, l'organisation n'a jamais été mon fort, je suis quelqu'un qui vit dans l'abstrait, dans l'analyse juridique, la  théorie plus que la pratique. Je fais donc ce que je peux, je fais des efforts, j'espère au final que j'aurai acquis plus d'organisation, plus de rapidité, pendant le temps que j'aurai passé à mon poste.

J'apprends aussi à gérer le stress. La charge de travail est grande, la structure est particulière, il n'y a pas de secrétariat par exemple. Cette situation a tendance à rendre mon entourage professionnel nerveux, très nerveux. Le moindre manquement à l'organisation peut être fatal. En permanence, il faut gérer des urgences. Chacun a tellement à faire avec sa part de responsabilité et sa crainte de commettre des erreurs que plus personne n'a envie d'assumer les erreurs réellement commises. Et la psychologie n'est le fort de personne... Le rythme est tellement rapide que le droit n'est même plus le fort de personne non plus, d'ailleurs.

En clair, c'est loin d'être le boulot idéal. Mais c'est un travail et pour être passée par une période de recherche d'emploi, même brêve, j'ai conscience que c'est déjà beau. Que ce n'est pas si évident d'avoir un travail et que quand on en a un, il faut le garder le plus longtemps possible. Même si ce n'est pas génial tant que c'est supportable. De toute façon, la vie professionnelle est faite de compromis.....

A condition de ne pas se rendre la vie impossible, de ne pas sombrer dans la dépression nerveuse... Une jeune fille qui avait été engagée en même temps que moi vient d'être renvoyée à l'issue de sa période d'essai. Elle avait fait de son mieux mais elle avait été soumise à une telle pression qu'elle était à bout de nerfs..... Lorsque j'en arriverai là, j'arrêterai sans états d'âme.

C'est un travail qui peut enrichir pendant un temps mais qu'il faut aussi savoir arrêter, tant pour  préserver ses compétences professionnelles que son état nerveux et sa vie privée....

Le rythme est effrené : 9 h-20 h 30, 21 h (je n'habite pas trop loin mais je n'ai pas de train souvent à ces heures-là, ce qui me fait rentrer aux alentours de 22 h tous les soirs). C'est fatigant, mais je m'y fais. Je commence à m'habituer, et puis c'est comme ça chez les avocats, tout le monde y passe. C'est ainsi qu'on acquiert une expérience. Je suis contente au fond de me rendre compte que je suis capable de tenir ce rythme-là, de passer des étapes.

Et je préfère prendre un peu plus mon temps pour faire les choses et les faire bien, quitte à rentrer un peu plus tard. Parfois, je sens mon cerveau déraper et être incapable de concentration, et là, je sais que je vais faire des bêtises, que même les relectures ne serviront à rien. Dans ce cas, je préfère m'arrêter un peu, quitte à devoir rattraper le soir.....

Voilà pour lesn ouvelles.... A la prochaine fois....

Posté par ZOYA à 19:03 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


22 novembre 2011

Le travail ?

C'est une curieuse période, la recherche d'emploi. D'un côté, c'est une période tranquille : on ne se lève pas le matin, on passe la journée devant l'ordinateur. On peut rester en pyjama, prendre le temps de réfléchir sur soi-même ou de mener d'autres projets qu'en temps normal, on n'a jamais le temps de réaliser (dessiner, écrire....).

Mais, d'un autre côté, c'est une période stressante : le téléphone peut sonner à tout moment. On espère qu'il va sonner pour que notre vie avance, pour se prouver que notre profil intéresse. Mais en même temps, c'est à chaque fois un saut vers l'inconnu, alors, c'est toujours un peu délicat. On a peur d'avoir peur, on préférerait presque qu'il reste silencieux, ce téléphone, qu'il nous laisse méditer tranquillement, bouquiner tout Proust ou tout Aragon, glandouiller sur Internet..... On ne veut que la paix.

La seule manière d'évoluer, c'est de trouver ce fameux travail. De passer les premiers jours, les premières semaines, de prendre ses marques, d'apprendre comment fonctionnent notre patron, nos collègues.... De commettre ses premières bourdes, de stresser puis d'apprendre.....

Je ne suis pas une grande travailleuse, mais je reconnais qu'avoir une activité, c'est important. Elle nous occupe, nous stabilise, nous permet d'apprendre, de devenir autonome, d'être fier de nous. De se sentir bien pour profiter des moments de liberté. Pour profiter du regard des autres aussi : de notre conjoint, notre famille, nos amis....

Pour moi, la vie privée compte avant tout, j'aimerais croire que je pourrai m'enfermer avec mon amoureux dans un cocon, complètement indépendant des réalités du monde. Mais c'est impossible : si je ne travaillais pas, jamais, si je ne faisais rien pour trouver un travail, mon ami finirait par me regarder différemment. Je tournerais en rond, je me poserais trop de questions, je deviendrais futile.

Et puis, c'est en multipliant les expériences que l'on finit par se former, se forger, par acquérir une plus grande confiance en soi. Que l'on n'a plus peur.

Et puis, travailler, cela permet d'avoir de l'argent, de pouvoir construire une vie agréable : avoir un appartement, pouvoir vivre en couple, envisager d'avoir un enfant, partir en vacances, en week-end, acheter des livres, des disques ou autres objets de loisirs.....

Pour autant, je ne suis pas carriériste, ni ambitieuse. Du moment que j'ai un travail, un salaire convenable, et un emploi en concordance avec mon parcours universitaire, pas trop désagréable, je n'en demande pas plus. Je suis plus attachée à une bonne ambiance qu'à une rémunération avantageuse. Je suis prête à travailler dur, et tard, jusqu'à 19 h 30, 20 h, mais pas forcément plus tard et je tiens à une vie privée en dehors de mon travail. Je ne suis prête à rien sacrifier pour travailler.

Et puis, le travail, cela va, cela vient. L'important, c'est d'en avoir un, mais pas besoin que ce soit toujours le même. La vraie stabilité, elle est dans la vie privée, elle se trouve dans l'amour, l'amitié, la famille..... Nos proches, eux, ne nous renvoient pas sans préavis !

 

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Recherche d'emploi

Si vous avez bien suivi ma petite histoire, me voilà à nouveau en recherche d'emploi.....

Après une semaine de vacances et 4 jours de recherche totalement infructueuse, mon téléphone a enfin sonné par deux fois vendredi matin.

1er appel : une proposition de collaboration en droit des assurances, mais pour lequel un profil civiliste est requis.
Dès l'entretien téléphonique, l'avocate m'informe qu'au vu des horaires du Cabinet, j'habite trop loin... Je propose de venir habiter à Paris le plus rapidement possible, mais il serait requis que je sois logée dès le premier jour de l'éventuel contrat.

L'entretien a eu lieu l'après-midi même. A peine le temps de venir à Paris, surtout avec un problème de transport (je n'avais pas eu le temps d'anticiper mon trajet or, il y avait des travaux sur ma ligne en milieu de journée). Heureusement, il n'y avait pas d'heure fixe pour l'entretien, c'était "dans l'après-midi". J'ai donc passé un coup de fil pour informer de l'heure réelle de mon arrivée et je me suis sentie plus tranquille....

C'est l'entretien auquel je me suis rendue le plus décontractée. M'étant rendue compte de l'opinion de l'avocate sur mon lieu d'habitation, je n'y croyais pas vraiment, et je n'ai pas eu le temps de stresser, de toute façon. L'entretien s'est bien passé, l'avocate a l'air humaine et moi, je ne pense pas avoir fait trop mauvaise impression (peut être un peu dilettante ?).

2ème appel : un Cabinet dans les Hauts de Seine. L'entretien a lieu vendredi prochain.

Même problème... Je veux bien prendre un logement, mais pas multiplier les risques en signant un contrat de bail dès le premier jour de mon travail. Ma précédente expérience m'a permis de me rendre compte que le risque de ne pas être gardée à l'issue de la période d'essai et même avant était loin d'être théorique.... Je ne tiens pas à me retrouver avec un appartement sur les bras et sans travail.

Je suis en train de voir si je peux être logée à Paris un temps mais pour le moment, rien de définitif......  D'ailleurs, à dire vrai, je ne suis pas emballée par la perspective de déménager dans un moment de panique, en catastrophe. Pas emballée par la perspective de déménager du tout : mon petit ami habite à des kilomètres, même si je ne reste qu'un an en région parisienne, j'aurai l'impression de m'éloigner de lui. De commencer à faire ma vie sans lui. Et puis, je n'aurai plus le temps de rien, plus le temps de voir ma mère, mes amies, pas vraiment le temps d'investir cet appartement puisque je n'y serai pas les fins de semaine....

Mais les Cabinets m'intéressent et de toute façon, il faut bien avancer.

Je ne tiens pas à rester en recherche d'emploi toute ma vie, si je pouvais même y rester le moins longtemps possible, ce serait l'idéal. Vivre seule, vivre ailleurs, cela vaut la peine si c'est pour avoir un bon travail, me forger une expérience nouvelle. Et puis, le tout, c'est de s'habituer à une nouvelle vie. Dont d'ailleurs j'ai un peu peur pour des raisons purement égoïstes : vivre en famille m'apporte la sécurité, le confort (quand je rentre tard, les repas sont déjà préparés, la maison est chauffée). Mais je m'habituerai à me débrouiller seule et cela ne me fera d'ailleurs aucun mal. J'ai bien conscience d'être un peu trop enfant gâtée pour mon âge......

De plus, malgré ma recherche d'emploi, je suis en période de confiance. J'ai beaucoup moins peur des entretiens d'embauche maintenant : d'abord, les employeurs ont un vernis de courtoisie tout à fait certains, ensuite, les questions sont souvent les mêmes, mon discours est désormais plutôt bien rodé. Et surtout, je me rends compte que j'intéresse (parfois), donc que j'ai le choix et que, si cela ne va pas, je peux toujours rendre mon tablier....

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Amboise

Samedi, j'ai visité Amboise. Très jolie ville...  Beaucoup de charme même à première vue, des maisons à colombages, de jolies boutiques, et dans la même rue, deux châteaux : Amboise et le Clos Lucé.

Le Clos Lucé, c'est la dernière demeure de Léonard de Vinci qui y a vécu trois ans, de 1516 à 1519. François Ier, le jeune Roi de France d'alors, l'avait mandé, attiré par sa réputation exceptionnelle : ingénieur, peintre, et même musicien...

Léonard de Vinci n'est pas venu seul ; à sa suite, un Francesco, son élève, son ami, et Battista, son serviteur (les noms de famille m'échappent....). En France, il fait également entrer à son service Mathurine, une jeune servante.

Léonard de Vinci a bénéficié d'une pension annuelle de 1.000 écus, ce qui était remarquable pour l'époque, et sans avoir à accomplir aucun travail particulier, aucune "commande". Il a pu ainsi se consacrer entièrement à ses travaux, notamment d'ingénieur.

En effet, il se sentait ingénieur avant, c'était par ses inventions qu'il était exceptionnel. C'était un peintre fabuleux, mais il n'était pas le seul : Michel Ange, Raphaël et d'autres étaient de sérieux concurrents et parfois lui avaient soufflé des chantiers, notamment celui de la Chapelle Sixtine pour lequel Léonard de Vinci avait postulé mais qui avait finalement été attribué à Michel Ange.

Le château retrace sa vie quotidienne : sa chambre, où il a vécu et où il mourra (au XIX ème, un peintre romantique décrit la scène en l'imaginant mourir dans les bras du Roi - ce qui est absolument faux), son salon...

Dans ces pièces, les murs sont aujourd'hui blancs, mais à l'époque, ils étaient ornés de tapisseries et de peintures qui n'ont été redécouvertes que récemment.

La visite de la cuisine est aussi instructive : à l'époque, seul le roi avait sa coupe de vin, les autres se la partageaient. Les techniques de conservation n'étant pas très développées, il arrivait fréquemment que le vin passe quelque peu et, pour cacher le goût, on utilisait des épices.

Les épices coûtaient cher (une noix de muscade valait un cinquième de la rente annuelle de Léonard) et étaient synonymes de richesse. C'est pourquoi les personnes d'un rang élevée mangeaient, encore avec les doigts, mais le petit doigt en l'air : la petite cuillère n'existant pas, elles utilisaient leur petit doigt propre pour prendre les épices...

D'où la légende selon laquelle lever le petit doigt quand on prend le thé, c'est snob.....

Dans le parc, des reconstitutions grandeur nature des machines de Léonard : il avait "inventé" le vélo, le parachute, le canon..... Etonnant....

La chapelle avait été celle d'Anne de Bretagne. Léonard ne pouvait plus la décorer lui-même mais a conçu les plans pour une Annonciation en trois tableaux (la vie de Marie). C'est son fidèle Francesco qui l'a réalisée.

Léonard est mort le 2 mai 1519, entouré de Mathurine, de Battista et de Francesco. Il a légué au Roi de France trois tableaux, dont la Joconde (ce sont les tableaux qui sont en France aujourd'hui). A Battista, il lègue une propriété aux alentours de Milan, à Mathurine : un bon manteau et deux ducats d'or (bon, l'un a la Joconde et l'autre un manteau, mais c'est déjà sympa d'avoir pensé à elle et c'est grâce au testament que l'on connaît son nom). Et à Francesco, il laisse tout le reste : 12 tableaux (et oui, il n'en a peint que 15), deux propriétés......

Ensuite, visite d'Amboise, un peu écourtée malheureusement car nous étions en retard. Le décor est charmant, il y a une chapelle, la chapelle Saint Hubert, patron des Chasseurs. Mais nous n'avons pas eu le droit à la visite guidée, donc de la brochure je n'ai pas retenu grand chose à part qu'au moment de la colonisation de l'Algérie, un cheik a été retenu à Amboise quatre années durant (avec sa cour de 80 personnes...)

Et le soir, visite d'une cave à vin. J'aime bien le vin, la cave était intéressante, une vraie demeure troglodyte. Mais tout ce qui est scientifique, à première vue ce n'est pas mon truc. Je n'ai su répondre à aucune question posée par le guide.

Mais j'ai quand même appris deux ou trois choses, notamment à déguster le vin : il y a 4 étapes :
-le regard : regarder la couleur, la densité... D'abord, sans remuer, puis en le secouant (on dit "en le faisant pleurer") pour voir si des excroissances apparaissent (on dit "des jambes")
-l'odorat : les mêmes opérations sont à effectuer.
-le goût : il faut bien imprégner ses papilles gustatives afin de former son goût
-et ensuite, la manière de boire ce vin et avec qui.... A chaque groupe son vin.....

 

Posté par ZOYA à 21:38 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
15 novembre 2011

Ou est Caen ? En Normandie (pour les géographes ignares)

Quand ai-je été à Caen ? Pour le week-end du 11 novembre.

Qu'ai-je vu à Caen ?

Le centre-ville. Agréable à vivre mais une petite déception : il n'y a pas de vieux Caen. Tout a été bombardé pendant la dernière guerre, ou du moins je l'imagine. Et la reconstruction ne s'est pas embarrassée de considérations historiques ou esthétiques.

Ne reste que l'enceinte du château de Guillaume le Conquérant. Le château a disparu depuis des lustres mais aujourd'hui c'est un parc qui abrite les musées : musée des Beaux Arts et musée de Normandie (que j'irai sûrement voir l'année prochaine).

Qu'ai-je vu d'autre ? Le mémorial. L'entrée est chère : 18 euros (et discriminatoire car elle n'est que de 5 euros pour les Caennais - je veux bien qu'il y ait une différence car les habitants de Caen payent des impôts pour entretenir le mémorial, mais là, c'est exagéré) 

C'est plutôt intéressant, la période couverte est très longue : de la fin de la Première Guerre Mondiale à la chute du Mur de Berlin à peu près. Il y a beaucoup de photographies, des extraits de livres caractéristiques de ces époques. Par contre, je trouve qu'on passe un peu rapidement sur les diverses époques. Une salle pour le débarquement, une salle pour les camps de concentration.....

En fait, la période de la vie où on doit le plus apprécier ce musée, c'est l'adolescence, quand on aime l'histoire et qu'on peut relier ce qu'on voit au programme scolaire. Parce que j'avais un peu l'impression d'être revenue en terminale......

Posté par ZOYA à 17:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




Les tréfonds de l'inactivité

Si j'allais sur un site de jeux pour fille ? Pour jouer à la gamine ? (mon activité préférée). Ah, il faut s'inscrire. Facile, moi c'est Sophie, mon pseudo c'est Sophie2003 puisque je suis née le 18 juin 2003, si si. Super, je reçois un mail avec mes identifiants. Et non, je ne veux pas recevoir la newsletter toutes les semaines (je suis peut-être née en 2003 mais je ne suis pas idiote).

Alors.... J'ai le choix entre maquiller un poney ou habiller Justine pour Halloween. Non, finalement, je préfère un jeu de princesse.

"Toutes les princesses doivent être parfaites. De nos jours, elles sont aussi bien dans les magazines people que dans les émissions de télé réalité..."

Parfaitement. C'est trop bien d'être une princesse. Moi, plus tard, je serai Paris Hilton. En moins bête.

Et puis, je peux même commenter.... Voyons les autres commentaires.

"je trouve se jeu orrible je trouve vraiment sa oo mon dieuxx smiley smiley smiley smiley smiley smiley "

Tout à fait d'accord. D'ailleurs, en moins ennuyeux, il y a les cours d'orthographe.

"Se jeux est ttros génial smiley les robes sont télement stylé belle tout . jeux lui maie sur 20 17/20 ces bien"

Au moins, il y a de l'enthousiasme.

"Trop trop belle ! je mets 20 sur 20 ! En fait je suis nouvelle qui veut etre mon amie ?"

Moi. En plus, y'a même pas de fautes d'orthographe.

Le jeu est téléchargé, il faut habiller une princesse africaine. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de robes Dior dans la savane et si les princesses portent des sacs à main, mais allons-y. J'ai choisi le sac à main couleur jungle.

Trop fort. Bon, il n'y a que deux choix de robes et trois choix de sacs à main, et la fille du modèle n'est même pas belle, mais.... c'est une princesse, alors pas de médisance. C'est "trop trop bien".

C'est pas grave, je vais habiller une princesse pour l'automne.

Le jeu est en anglais, je ne sais pas si je suis censée comprendre, je suis née en 2003, quand même. J'ai quoi sept ans ? Non, huit, j'en aurai neuf en juin. ça va, je suis grande.

"Enter your name"

Moi, c'est Sophie. Et y'a même de la musique sur celui-là. Mais seulement 5 robes à choisir. En fait, cela se sent que je n'ai pas vraiment huit ans. J'en ai déjà un peu marre.

Quoique.....

Oh, on peut associer le diadème avec les bijoux...... !!!!

 

 

Posté par ZOYA à 17:03 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Bon, promis, je ne le referai plus. Je n'habillerai plus de poney, ni de princesse (Je peux même pas maquiller un chat ? Même un petit ?)

En réalité, qu'est-ce que je recherche ? Tout simplement, je poursuis le vieux rêve qui habite beaucoup d'entre nous : être un autre. Etre soi, c'est très bien, mais on se connaît tellement ! On n'est même pas sûr d'être si intéressant que ça.... Et puis, on ne s'est pas choisi, on se demande toujours pourquoi Dieu ou Mère Nature nous a fabriqué avec ses cheveux ternes qui frisottent sous la pluie et les dents un peu de travers. Et pourquoi on n'a aucun caractéristique particulière, on n'a jamais vécu en Afrique et on n'a jamais voyagé au Canada non plus. Et on n'était pas assez fort à l'école pour faire médecine. Ni assez courageux pour apprendre le solfège.

Alors, on voudrait pouvoir choisir : brune, rousse, blonde ? Cheveux longs et lisses ou courts et frisés ? Yeux gris ou verts ? Douée pour la musique ou la photographie ? Parlant combien de langues étrangères ? (savoir si on en parle une au moins convenablement ne se pose même pas, voyons....)  Engagée en politique ou dans l'humanitaire ? Plutôt littérature ou sciences ?               

Et quels genres de démons ? Il faut bien des démons pour faire un personnage convenable, on ne peut pas être lisse comme la princesse de l'automne que j'ai habillée tout à l'heure..... Mal habillée d'ailleurs....... Il faut être en quête de soi-même, avoir eu un environnement familial un peu fou, un peu triste, mais heureux.... Etre indépendante, douce, en quête d'amour... Enfin, comme on veut, on n'a pas besoin d'être parfaite, mais quel plaisir de pouvoir se choisir soi-même !

 

Posté par ZOYA à 16:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Coooosmooooo

Aujourd'hui, rien que pour vous, un petit article style Cosmo / biba / glamour.... On sait jamais, je me ferais peut-être embaucher.....

La semaine dernière, j'ai lu Biba, "comment faire pour que votre couple dure ?"

Réponse n°5 : se dire ce qu'on aime chez l'autre. Bon, trop simple.

Mon amoureux a de grands yeux, des fossettes sur les joues qui lui donnent l'air gentil, il a l'air doux aussi, et puis un peu maladroit parce qu'il est grand et que de loin il paraît immense.Et puis il est vraiment gentil.

Il est généreux, il s'occupe toujours de moi, si bien que parfois, je lui demande s'il n'a pas l'impression que je l'exploite, mais il dit que non, il aime bien s'occuper de moi. Moi, je suis plus paresseuse, plus enfant gâtée, alors j'admire. Et pour compenser, je lui fais des câlins et des compliments.

Et puis, il est à l'écoute, il pose des questions, il n'oublie (presque) pas ce que je lui dis même pas quand ça n'a aucun intérêt, il ne  s'intéresse pas quand je fais le bébé et même parfois il rigole. Et c'est un super moniteur d'auto école.

J'adore tout chez lui.

Ce week-end, je lui pose la même question.

"Et toi, qu'est ce que tu aimes chez moi ? Pourquoi tu m'aimes ?"

Long silence, un peu embarrassé, puis :

"Ben..... T'es pas embêtante. Et t'as de jolis vêtements."

"C'est tout ????"

"Et puis, t'aimes les chats, aussi."

 

Posté par ZOYA à 16:43 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

One week later....

-J'envoie enfin  ce message sur mon blog.

-Je me dis que c'est ça, la vie professionnelle. On n'est plus à l'école. Il faut être utile à quelqu'un pour être embauché, pour être gardé.

-Et puis, j'en verrai d'autres.

-Le préjudice n'est pas si grand : deux semaines de ma vie, tu penses......

-En plus, je vais être payée.

-La semaine dernière, j'étais occupée, alors ça allait.

-Mais bon, quand même, c'est vexant.

-En plus, maintenant, il n'y a plus d'annonces sur le site de l'UJA.

-Est-ce que je vais rester au chômage toute ma vie ?

-Si je devenais auto entrepreneur ? Oui, ben non, en fait.... Après réflexion, et quelques demandes, personne ne veut de moi.

-J'en ai marre d'être inactive...Même si ça ne fait qu'une journée et demi

-Suis triste, qui veut me consoler ?

-J'ai écouté toutes les chansons de Youtube. Même la chanson du clip de Tout ce qui brille.

-J'ai pas de bouquin bien en ce moment. Et pas de sous pour en acheter.

-J'ai pas envie de faire des candidatures spontanées.

-J'ai informé toutes mes connaissances de la fin de l'aventure. Dommage, ça m'occupait.

-Est-ce qu'il m'a vraiment dit la vérité ? Est-ce qu'il ne m'a pas virée parce que je suis nulle ? Ou bien parce que ma tête ne lui revenait pas ?

-Si j'allais espionner sa boîte mail ?

-Réflexion faite, non, c'est pas une bonne idée.

 

Posté par ZOYA à 16:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
07 novembre 2011

La vie est décidément pleine de rebondissements.... Vous rappelez-vous que dans un de mes précédents messages, j'expliquais que je venais d'être embauchée dans un Cabinet spécialisé dans le contentieux médical, un domaine qui m'était totalement inconnu ? Mais mon "patron" m'avait précisé qu'il me formerait.

Et bien, la fin de l'aventure vient de sonner. Ce soir, à 22 h 14 précisément, je viens de recevoir un courrier électronique de "licenciement". Ce qui n'est pas exactement le terme qui convient que je n'avais encore signé aucun contrat et que j'étais auto-entrepreneur, en attente de prestation de serment.

En réalité, il m'avait déjà expliqué ne plus tout à fait être avocat mais s'occuper surtout d'organiser des réunions et des formations pour les médecins afin de trouver des dossiers. Ensuite, c'étaient ses collaborateurs qui s'occupaient des dossiers.

Dans ces conditions, il est évident qu'il avait besoin de collaborateurs autonomes..... Pour autant, il m'avait engagée, moi qui n'y connais rien, et promis de me former. Il a tenu parole la première semaine.

Cette semaine, il a été pratiquement absent tout le temps. Je me suis débrouillée comme j'ai pu sur les dossiers, j'ai avancé, lentement il est vrai. Je sentais bien que je "naviguais à vue". Parfois, il m'appelait pour me demander si tout allait bien, autrement dit si j'avais des questions. Je lui répondais que tout allait bien.... En réalité, je comprenais le sujet "en surface", mais qu'au dessous, il y avait au moins trois couches de signification qui m'échappaient. Et justement, comme elles m'échappaient, je n'avais pas de question précise à poser. C'était déjà le cas à l'école : j'avais remarqué que lorsqu'on avait des questions, c'est déjà que l'on arrivait à déterminer ce que l'on ne comprenait pas, c'était le début de quelque chose.....

Ces derniers jours, je me suis rendue à Paris, à son bureau principal. Là-bas, il n'y a pas d'assistante juridique et ce sont les collaborateurs qui s'occupent d'envoyer des fax, de demander les renvois, de trouver des Confrères pour les substituer aux audiences..... Vendredi, c'est d'ailleurs à cela qu'a été consacrée la plus grande partie de ma journée....

 Ce courrier, tout à fait courtois et respectueux, m'explique qu'il est engagé en politique depuis un moment déjà, et que, très récemment, il a appris qu'il allait mener la campagne législative d'un candidat et qu'ensuite, il allait déménager à Tours.

Le Cabinet secondaire qu'il envisageait de créer à Rambouillet n'allait pas réellement voir le jour.

C'est vrai que, lorsqu'il m'a recrutée, il n'avait pas encore demandé l'autorisation à l'Ordre d'ouvrir un bureau secondaire, que des travaux étaient encore en cours -il y avait des gravas dans l'entrée et dans les toilettes, aucun meuble excepté son propre bureau, le mien n'est arrivé qu'à l'issue de ma première journée de travail.-

Il n'aura donc pas le temps de me former aux spécificités de son activité, d'autant plus qu'il a examiné le travail que je lui ai rendu. Il lui reconnaît des qualités mais estime également que j'aurai besoin d'une vraie formation en droit public et en droit de la santé.

Pauvre sotte, moi qui m'imaginais que parce qu'il me corrigeait moins, cela voulait dire que j'allais être plus autonome, plus responsabilisée. En réalité, c'était tout simplement parce qu'il manquait de temps. Et moi, je n'ai strictement rien compris aux spécificités de son activité, je ne les imagine même pas.

Et en même temps, je n'y suis pour rien, du moins il me semble. Il m'a tenu quelques discours sur son activité, mettons peut-être trois heures au total. Il ne m'a montré que très peu de modèles d'actes, enfin, il est clair que je n'ai rien été à même de connaître et encore moins de comprendre son activité.

Je suis déçue parce que j'imaginais avoir passé une étape alors qu'en réalité, je me retrouve rapidement renvoyée à la réalité. C'est comme au Monopoly : "reculez de deux cases". J'avais un sentiment positif, je pensais avoir gagné en autonomie, je me disais que finalement, je n'étais pas si nulle que ça, que j'allais m'en sortir, que j'avais de la chance et que j'étais plutôt bien tombée dans ce cabinet.... Et bien, non. Tout cela n'a plus aucune valeur désormais.

Sans compter que j'ai laissé passer quelques opportunités de collaboration : après mon embauche, j'ai reçu deux appels pour des entretiens qui correspondaient à mes domaines de compétence, et que j'ai décliné.

Je comprends son point de vue, son message est parfaitement clair : il m'a engagée en sachant que j'aurais besoin de formation, il s'était engagé à me former mais depuis lors, il y a eu du nouveau : des engagements politiques, un prochain déménagement à Tours et il a renoncé à ouvrir un cabinet à Rambouillet, donc il a besoin de collaborateurs autonomes, et il ne va pas pouvoir me former.

C'est honnête, courtois et respectueux.

En réalité, je ne lui reproche pas de me congédier, je lui reprocherais plutôt de m'avoir engagée : son recrutement a été rapide, alors même qu'il n'avait pas encore fait de demande à l'Ordre pour l'ouverture de son Cabinet secondaire et alors que son Cabinet n'était pas vraiment en état, les travaux n'étaient pas finis. Et en plus, il m'a recrutée sur un coup de tête alors que je ne correspondais pas tout à fait au profil.

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